HDA - Les fleurons de l'économie québécoise - 1ère partie (1er à 4e)

Les fleurons de l'économie québécoise - 1ère partie (1er à 4e)

Tout comme les célébrités québécoises, il est demandé aux participants et participantes, au début des conférences ou des cours portant sur le Québec, d'identifier les plus belles réussites de l'économie québécoise; le Québec Inc. qui fait la réputation du Québec sur le plan économique, financier ou commercial.  À ce jour, plus de cent personnes ont répondu à ce petit sondage, sans être scientifique, qui donne un palmarès intéressant.  Jusqu'ici plus de cent cinquante entreprises de toutes sortes furent sélectionnées.  (Dernière mise à jour des données descriptives des entreprises, le 17 janvier 2009)

Classement synthèse 

1er  Bombardier - 2e  Hydro-Québec - 3e  Le Mouvement Desjardins - 4e Le Fond de Solidarité de la FTQ - 5e La Caisse de dépôt et de placements du Québec - 6e Cascade - 7e  Québecor - 8e  SNC Lavalin - 9e  Les Pharmacies Jean Coutu - 10e  Les Dépanneurs Couche-Tard

 

1er  Bombardier

Joseph-Armand Bombardier, de Valcourt au Québec, eu l'ambition de faire de l'hiver une saison où il serait aussi facile de se déplacer que pendant les trois autres saisons. Il possède le garage Bombardier où il travaille depuis longtemps sur des prototypes de véhicules capables de circuler dans la neige. La société fut originellement créée, sous le nom de L'Auto-Neige Bombardier Limitée  en 1941.

L'autoneige B12 de 1941 fut produite en diverses versions jusqu'en 1982. Bombardier participa à la Seconde Guerre mondiale en produisant des versions militaires de ses autoneiges. Bombardier diversifie sa production après 1948 avec divers autoneiges spécialisées dans le travail forestier, le damage des pistes de skis, etc. Bombardier développe également la première motoneige moderne. Le 23 janvier 1967, la compagnie devient Bombardier Limitée et elle est inscrite aux bourses de Montréal et Toronto.

En 1970, Bombardier achetait la compagnie Rotax d'Autriche, un fabricant de moteurs de motoneiges ainsi que de wagons de tramways. Ce fut  l'occasion de s'introduire par la bande dans le domaine ferroviaire. En 1972, Bombardier se diversifie dans les activités financières avec la création des filiales Crédit Bombardier Ltée, au Canada, et Bombardier Credit Inc., aux États-Unis. Cette diversification a pour but de promouvoir la vente de ses produits.

Bombardier entre ainsi dans le secteur ferroviaire en 1974 en remportant un contrat de fourniture de voitures au métro de Montréal. Il acquiert par la suite plusieurs sociétés de construction ferroviaire, en Belgique en 1988 qui lui ouvre le marché européen, en France en 1989, au Mexique, au Canada en 1992, et en Allemagne en 1993.

En 1998, Bombardier s'implante en Chine. En rachetant ADtranz au groupe Daimler-Chrysler en mai 2001, Bombardier est enfin devenu le premier constructeur mondial de matériel roulant ferroviaire.

Bombardier est entré dans le secteur aéronautique en rachetant la société Canadair le 23 décembre 1986. Trois ans plus tard, soit en mars 1989, Bombardier donne le feu vert à un programme qui marque un virage marquant dans son histoire : le programme du Regional Jet portant sur la mise au point d'un avion de ligne à réaction de 50 places conçu pour le transport régional : ce sont les Bombardier CRJ.

En 1989, Bombardier acquiert une société en Irlande du Nord, puis, en juin 1990, prend possession de Learjet Corporation constructeur des célèbres avions Learjet. En 1992, c'est l'achat de la société canadienne De Havilland Canada située à Toronto en Ontario.

À la suite des problèmes causés au secteur aéronautique par les attentats du 11 septembre 2001, Bombardier éprouve des difficultés financières et doit se réorganiser. En décembre 2003, il abandonne le secteur des véhicules de loisirs, qui fut à l'origine de la société, en vendant cette activité pour plus de 2,5 milliards de dollars canadiens à un consortium composé de Bain Capital, des membres de la famille Bombardier ainsi que de la Caisse de dépôt et placement du Québec. L'activité cédée comprend notamment les motoneiges Ski-Doo et les moteurs hors-bord Johnson et Evinrude. La partie aéronautique commence à refaire des profits en 2006.

Après des années de suspens et d'hésitation, Bombardier Aéronautique a annoncé le 13 juillet 2008, au Salon aéronautique de Farnborough, que les avions de la Série C verraient le jour et que l'assemblage final des appareils se ferait à Mirabel au Québec, le fuselage de l'appareil sera construit en Chine, tandis que ses installations de Belfast, en Irlande, se chargeront des ailes. L'usine Canadair de Bombardier de l'arrondissement Saint-Laurent, à Montréal, construira le fuselage arrière et le poste de pilotage. L'entrée en service est prévue en 2013. La valeur approximative de chaque avion est de 46,7 millions $US. (Source : Wikipédia)

2e  Hydro-Québec

La loi sur la Commission hydroélectrique du Québec, fut déposée le 14 avril 1944 par le gouvernement d'Adélard Godbout. Cette loi enclenchait l'étatisation de la Montreal Light, Heat and Power, monopole privé de l'électricité provinciale, donnant naissance à Hydro-Québec. La société avait pour mandat initial de desservir la région de Montréal en exécutant une saine gestion financière et en vendant l'électricité au plus bas coût possible.

Lors de la Révolution tranquille, René Lévesque, à titre de ministre des Richesses naturelles du Québec, fait la promotion de la création d'un réseau national d'électricité. Après de grands efforts pour convaincre ses collègues du Parti libéral du Québec, René Lévesque part en élection référendaire au côté de Jean Lesage avec le slogan Maîtres chez nous. Le choix de l'hydro-électricité est également motivé pour des raisons indépendantistes : la province est riche en fleuves, mais pauvre en hydrocarbures qui sont importés de certaines provinces canadiennes (gaz naturel) ou de l'étranger (pétrole de la mer du Nord surtout).

En 1963, suite à la réélection du gouvernement de Lesage et sous l'impulsion de René Lévesque, une seconde phase de nationalisation est entamée : Hydro-Québec devient le principal fournisseur d'électricité québécois. Hydro-Québec se porte acquéreur de quelque quatre-vingts entreprises, des distributeurs privés, des coopératives d'électricité et des réseaux municipaux qui acceptèrent son offre d'achat. Ce tournant marqué également celui du développement tous azimuts de la compagnie publique qui doit faire face à une forte demande en électricité, 7 % par an, menant à la multiplication de la construction de barrages.

En 1965, en plein cœur de la construction du projet de la Manicouagan, un jeune ingénieur d'Hydro-Québec vient donner l'idée de transporter l'électricité du complexe Manicouagan jusqu'à Montréal dans des lignes à haute tension de 735 kV. Ceci était totalement impensable pour l'époque. Malgré tout, le projet fut réalisé et le Québec fut reconnu à cette époque pour son ingéniosité.

Le tournant international est pris en 1978. Jusqu'à cette date Hydro-Québec avait pour seule mission de développer l'énergie au Québec et soutenir le développement économique de la province. Une nouvelle filiale, Hydro-Québec International, est créée avec le mandat d'agir à l'étranger, en tant qu'organisme de conseil dans ses domaines de compétences :distribution, production, transport, etc.

En 1981, le gouvernement du Parti québécois redéfinit le rôle social de l'Hydro-Québec en modifiant les termes du pacte social de 1944. Le gouvernement reçoit dorénavant 50% des surplus nets en dividendes.

Le 19 décembre 2008, Hydro-Québec et Alcoa ont signé une entente portant sur des contrats d'énergie. Cette entente, qui durera jusqu'en 2040, assure le maintien de la fourniture d'électricité aux trois alumineries d'Alcoa au Québec.  (Source : Wikipédia)

3e  Le Mouvement Desjardins

À la fin du XIXe siècle, le Québec compte 1,6 million d'habitants. La grande majorité de cette population est francophone et rurale. Les agriculteurs produisent surtout pour les besoins locaux et les dernières décennies ont été marquées par une série de mauvaises récoltes. Plusieurs d'entre eux ont accumulé de lourdes dettes. La revanche des berceaux a mené à une surpopulation qui se déverse dans les villes et en Nouvelle-Angleterre où les ouvriers francophones sont relégués aux postes de manœuvres mal payés.

Dans ce contexte, l'accès à l'épargne et au crédit est difficile. Les banques très conservatrices ne font affaire qu'avec les commerçants, les industriels et les familles fortunées. De plus, elles sont contrôlées par le milieu anglophone qui considère les canadiens-français comme des gens de seconde classe. Il ne reste que les prêteurs usuraires qui, libres de toute contrainte, finissent souvent par mettre la main sur les biens de leurs malheureux clients.

Sténographe français à la Chambre des communes du Parlement du Canada, Alphonse Desjardins est sensibilisé à ce phénomène au cours d'un débat en avril 1897 : un député fait état d'un cas où les intérêts ont atteint 3000 %  Il décide de se documenter sur les moyens pris ailleurs dans le monde pour contrer ces pratiques et découvre le livre People's Banks, de Henry W. Wolff, consacré aux banques populaires et aux caisses rurales existantes en Europe. Il écrit à l'auteur, qui le met en relation avec les dirigeants de ces institutions.

Grâce à ses discussions avec ces derniers, il élabore un projet de coopérative d'épargne et de crédit, qui permettra aux ouvriers et agriculteurs de devenir leur propre banquier. À son domicile de Lévis, il réunit un petit groupe de concitoyens, auxquels il expose son idée. Ensemble ils élaborent les statuts de la future caisse populaire qui est fondée le 6 décembre 1900 et ouvrira ses portes le 23 janvier suivant.

Grâce à l'influence des prêtres du collège de Lévis où il a étudié, il réussit à convaincre l'archevêque de Québec, Mgr Bégin, de soutenir son projet. L'Église met alors sa caution à son entreprise ce qui donne confiance aux gens ordinaires dans cette province où elle a une forte influence. Ceci permet non seulement de faire démarrer la caisse de Lévis mais également d'ouvrir des caisses dans plusieurs autres paroisses à la demande des curés locaux.

Desjardins et ses collaborateurs doivent assurer les risques financiers personnellement pour faire fonctionner leur institution. Durant les premières années d'histoire des Caisses, Desjardins tente en vain de faire tomber les Caisses sous la protection d'une loi fédérale, du ressort du Parlement canadien, afin de les faire devenir une entité légale. Il essuya des refus de façon répétée, ce qui le poussa à se tourner vers le gouvernement du Québec pour obtenir une charte provinciale pour les Caisses populaires. Le 9 mars 1906, les Caisses d'épargne et de crédit sont reconnues légalement par la loi provinciale concernant les syndicats coopératifs par le gouvernement de Lomer Gouin.

La progression est fulgurante ensuite. En 1914, il y a 146 caisses et en 1920, quand Desjardins meurt, on en compte 220 dont 24 en Ontario et 9 aux États-Unis. Le nom des ces caisses populaires devient Caisse populaire Desjardins lors de l'ouverture de celle de Saint-Sauveur-des-Monts, au nord de Montréal, en 1913. Pour coordonner ce réseau, des regroupements locaux se font et une fédération de regroupements émerge.

Le Mouvement Desjardins permet de développer les campagnes et les quartiers ouvriers. En 1944, la Société d'assurance des caisses populaires (qui deviendra plus tard le Groupe Desjardins, assurances générales) est créée pour assurer les caisses contre les pertes par feu, vol et fraude. Elle offre également les mêmes couvertures à ses membres, un autre secteur négligé par les assureurs traditionnels. Le Mouvement acquiert La Sauvegarde, compagnie d'assurance-vie, en 1962 pour lui garder une propriété québécoise mais également cela lui permet d'accroître son domaine de service.

En 1964, le Mouvement dépasse le milliard de dollars canadiens en actifs et compte de nombreux domaines : les caisses, l'assurance de biens et de personnes, une fiducie, etc. Du côté services aux membres, on retrouve une Caisse dans les moindres recoins de la province de Québec et celles-ci vont vite prendre le tournant de l'informatisation durant les années 1970. Aujourd'hui, le Mouvement Desjardins est un joueur majeur dans l'économie québécoise et rivalise avec les six banques à charte canadienne. Desjardins continue de trôner parmi les 100 plus grandes institutions financières au monde et se classe aussi au 18e rang du Top 25 de l'Amérique du Nord.

Plus important groupe financier intégré de nature coopérative au Canada, avec un actif global de près de 150 milliards de dollars au 31 mars 2008. S'appuyant sur la compétence de ses 40 000 employés et l'engagement de plus de 7 000 dirigeants élus, Desjardins met à la disposition de ses 5,8 millions de membres et ses clients, particuliers et entreprises, une gamme complète de produits et services financiers. (Source : Wikipédia)

4e  Le Fond de solidarité de la FTQ

Le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec FTQ, mieux connu sous le nom Fonds de solidarité FTQ est une société québécoise de capital de risque qui a son siège social à Montréal. Au 31 mai 2007, il gérait des actifs de 7,2 milliards $CAN.

Issu de la Fédération des travailleurs du Québec, la plus importante centrale syndicale au Québec. le Fonds de solidarité a été créé le 23 juin 1983 par une loi de l'Assemblée nationale du Québec.  Le Fonds a pour mandat d'investir dans des entreprises qui ont un impact sur l'économie du Québec et de stimuler l'économie avec des investissements profitables pour les travailleurs-cotisants et les petites et moyennes entreprises. Son conseil d'administration est dirigé par le président de la FTQ et la centrale syndicale nomme la majorité des membres du conseil.

Société de capital de développement pour les entreprises québécoises, qui offre un REER avec des avantages fiscaux supérieurs. Le Fonds de solidarité FTQ contribue par ses interventions au développement économique du Québec en investissant dans tous les secteurs d'activités de l'économie. (Source Wikipédia et site du Fonds de Solidarité)

Fin de la première partie...

Dernière mise à jour de cette page le 12/02/2009