HDA - Mode de vie du Québec - Code de vie à Hérouxville - 26 juillet 2009

Au début de l’année 2007, le Conseil municipal de la Municipalité d’Hérouxville , en Mauricie, a adopté un document décrivant un code de vie s’adressant à d’éventuelles personnes voulant émigrer et résider dans cette municipalité. Il a été récupéré par l’ensemble des politiciens du Québec et a été transformé en saga socio-politico-juridico-LOUFOQUE.  Cette saga a donné naissance à la Commission Bouchard–Taylor, “Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles“, commission qui a déposé son rapport en 2008. Ce code de vie a fait le tour de la planète.   Mais nous sommes assurés qu’une grande majorité, entre autres, de québécois n’ont jamais lu ce document. Dans ce sens, nous nous permettons de le publier sur notre site.  À la fin de cette chronique, nous vous référons aux sites Internet de la municipalité d’Hérouxville et de la Commission Bouchard-Taylor pour les personnes intéressées  à pousser plus loin leur réflexion.

Mode de vie du Québec – Code de vie d’Hérouxville – 26 juillet 2009

À propos des femmes.

Nous considérons que les hommes et les femmes jouissent d’un statut d’égalité. À cet effet, une femme peut, entre autres, conduire une voiture, voter librement, signer des chèques, décider par elle-même, s’exprimer librement, se vêtir comme elle le désire tout en respectant des codes vestimentaires appropriés, déambuler seule dans les endroits publics, étudier, détenir une profession, posséder des biens et en disposer à sa guise. Cela fait partie de nos lois et des normes liées à notre mode de vie du Québec où liberté et égalité fraternisent.

Par conséquent, nous considérons indésirables toutes actions ou gestes s’inscrivant à l’encontre de ce prononcé, tel le fait de tuer les femmes par lapidation sur la place publique ou en les faisant brûler vives, de les brûler avec de l’acide, de les exciser, de les infibuler ou de les traiter en esclaves. Par respect envers elles et pour faciliter l’application des lois civiles sur le divorce, la polygamie au Québec est interdite. De même, un mariage ou un divorce n’est légal que s’il est exécuté en fonction des lois québécoises en vigueur.

À propos des enfants.

Nos enfants sont requis de fréquenter des écoles uniquement reconnues par le Ministère de l’éducation du Québec afin d’assurer un meilleur développement social tout en les intégrant favorablement à notre société. Sauf exceptions, la langue d’enseignement est le français. Dès leur jeune âge, les enfants sont encouragés à dessiner tout ce qui est visible ou invisible, abstrait ou concret. Une fois adultes, ils pourront apprécier les caricatures. Toute forme de violence à l’endroit des enfants est proscrite. Les enfants, garçons ou filles naissent égaux et possèdent des droits. Ils ne peuvent être associés à aucune caste les rendant inférieurs ou supérieurs. Au Québec, le mariage de jeunes filles ne peut ni être arrangé ou forcé par qui que ce soit, parents ou amis. Les enfants ne peuvent joindre les Forces Armées avant d’avoir atteint l’âge légal.

À propos des festivités.

Nous écoutons de la musique et nous buvons des boissons, alcoolisées ou non. Nous festoyons et dansons, et vers la fin de chaque année civile nous décorons, individuellement ou collectivement, un sapin ou une épinette faisant usage de boules et ampoules lumineuses. C’est ce que nous appelons communément “décorations de Noël“ ou “arbres de Noël“ faisant ici appel à la notion de réjouissances patrimoniales, ce qui ne lui confère pas un caractère religieux. Ces festivités sont autorisées autant dans les lieux publics, écoles ou institutions que les lieux privés. Dans ces lieux de festivités, aucun espace n’est réservé pour des prières ou manifestations religieuses. Ces mœurs et coutumes ne devraient en rien offusquer quelque personne voulant s’associer à des valeurs païennes ancestrales.

À propos des soins de santé.

Dans les résidences pour personnes âgées, les hôpitaux et les centres d’hébergement, les hommes et les femmes sont pris en charge par des hommes ou des femmes responsables. Aucune loi ne peut empêcher une femme d’être soignée par un homme ou vice-versa. De même, les femmes médecins peuvent soigner et les hommes et les femmes, les hommes médecins exerçant eux aussi ce droit. Le personnel oeuvrant dans le domaine de la santé publique porte un vêtement d’usage propre à sa fonction, qu’il s’agisse d’infirmiers, infirmières, ambulanciers, ambulancières, pompiers ou pompières. Le personnel responsable des soins n’a aucune autorisation à obtenir s’il doit effectuer une transfusion sanguine nécessaire à la survie ou la bonne santé de leurs patients. Leur jugement et leur savoir-faire en indiquent la nécessité. La maîtrise de ces emplois, de même que plusieurs autres, peut faire en sorte qu’une femme puisse se retrouver seule avec un homme qu’elle ne connaît pas et vice versa. Les patients sont également tenus de se soumettre aux règles vestimentaires en vigueur dans tout établissement de santé publique. Au Québec, le suicide assisté demeure jusqu’ici illégal. Depuis plusieurs années les futurs pères assistent leurs épouses à l’accouchement. Des cours prénataux sont offerts dans plusieurs institutions, les hommes et les femmes y assistant ensemble.

Dans tous les établissements publics, les patients mangent la nourriture traditionnelle qui leur est offerte. Il est fréquent d’y entendre de la musique, d’y voir des revues, des magazines ou journaux ou toutes autres formes de contenu multimédia conforme à l’esprit communautaire régissant nos normes de vie.

À propos de l’éducation.

Dans nos lieux d’enseignement, des hommes et des femmes diplômés enseignent. Les femmes et les hommes peuvent enseigner et aux garçons et aux filles sans distinction de sexe. Les enseignants et les enseignantes accomplissent leurs fonctions visage découvert et adoptent un code vestimentaire décent. Enseignants et enseignantes peuvent évaluer leurs élèves. Les élèves ne peuvent porter aucune arme ou imitation d’arme, chargée ou non, réelle ou fausse, symbolique ou non. Ces derniers peuvent aussi chanter, applaudir, s’amuser et pratiquer des sports. Leur regroupement est favorisé et aucune distinction à l’égard de leur sexe ou de leur religion ou de leur origine n’est associée à leurs activités scolaires.

En vertu de l’éthique et de la décence, afin d’éviter toute discrimination, les écoles ayant adopté un code vestimentaire se doivent de le faire respecter. Depuis plusieurs années, en vertu de la laïcisation de nos écoles, aucun local n’est fourni pour les prières ou toute forme de manifestations d’ordre religieux.

La direction des différents lieux réservés à l’éducation a l’entière liberté du choix de la date des examens à l’exclusion des journées décrétées par l’État comme fêtes légales ou congés liés à des ententes syndicales. Lors des examens, les élèves ne peuvent être accompagnés à moins qu’ils ne souffrent d’un handicap le requérant. Seul le titulaire a entière autorité pour juger et annoter l’examen.

Plusieurs écoles offrent les services d’une cafétéria et servent des mets traditionnels. Les élèves peuvent par conviction religieuse ou nécessité d’ordre médical s’abstenir de s’y présenter ou peuvent y apporter leur propre nourriture. L’objectif ici est de mieux contrôler les coûts et faciliter une gestion rentable des activités. Les parents doivent s’assurer que leurs enfants sont suffisamment alimentés afin de posséder l’énergie nécessaire pour suivre les cours et les périodes de sport. L’usage des services d’eau est commun à tous.

Dans nos institutions scolaires, l’apprentissage de l’histoire nationale du Québec y est privilégié. De plus, toutes les sciences, incluant la biologie, y sont également enseignées. Par respect pour la diversité, aucune forme de foi en Dieu n’y est enseignée. L’enseignement de la musique, considéré comme langage universel est partie intégrante de l’apprentissage de l’élève et aucune dérogation ne saurait y être proposée.

À propos des sports et loisirs.

Depuis très longtemps les garçons et les filles pratiquent les mêmes sports et souvent, ensemble. Les garçons et des filles se baignent ensemble dans la même piscine. Ce n’était pas le cas il y a cinquante ans mais notre société a fait preuve d’évolution depuis. Vous verrez ainsi des hommes et des femmes faire du ski ou du ski de fond sur les mêmes pistes et simultanément. Des hommes et des femmes dans la même équipe de hockey ou non et jouant sur la même glace parfois simultanément.

Dans les piscines publiques, nous avons des gardiens et des gardiennes de sécurité. Il est fréquent de voir un gardien en devoir lorsque ensembles baigneurs et baigneuses s’amusent. Plusieurs sports requièrent le port d’un casque de sécurité approprié allant de la pratique du vélo ou de la moto à la pratique des sports de combat.

Les sports font partis du cheminement obligatoire des élèves fréquentant nos institutions scolaires. La pratique du sport exige un code vestimentaire régi par des lois municipales, nationales et internationales. L’État favorise la pratique du sport afin d’améliorer la santé des personnes et la réglemente de manière à diminuer le risque d’accidents graves tout en réduisant les coûts hospitaliers qu’elle engendre.

À propos de la sécurité.

Notre immense territoire est patrouillé par quelques policiers et policières de la Sûreté du Québec et autres corps policiers municipaux. Depuis toujours, chez nous, un policier peut questionner, aviser, sermonner, signifier une infraction, indépendamment à un homme ou une femme. Une policière a les mêmes obligations. Leur rôle n’est pas d’encourager la répression et vous n’aurez pas à vous enfuir à leur seule vue. Il est à propos de se montrer visage découvert en tout temps dans les lieux publics pour mieux faciliter notre identification et favoriser les échanges cordiaux. Pour respecter nos lois démocratiquement votées, nous acceptons d’avoir notre photo sur les passeports, carte d’assurance maladie et permis de conduire. De tels documents sont régulièrement exigés aux fins d’identification. Nous souhaitons que la citoyenneté canadienne ne puisse faire l’objet d’aucun compromis à cet égard et elle ne devrait être partagée avec aucune autre citoyenneté. Un citoyen canadien à l’étranger combattant les Forces Armées Canadiennes se ferait ainsi retirer sa citoyenneté canadienne. Notons que le territoire public ne peut être divisé en tout ou en partie par des groupes désirant contrôler, souvent par la violence, la vie ou les agissements des personnes y vivant.

À propos des lieux de travail.

Les employeurs sont tenus de respecter les lois gouvernementales régissant les normes du travail. À cet effet, les jours fériés sont connus et acceptés d’avance par les employés. Ces congés comportent des dates décrétées comme obligatoires par l’État. Les conventions de travail sont négociées de façon démocratique et appellent le respect des clauses qui ont fait l’objet d’accords communs. Aucune convention collective ne devrait autoriser un employeur à assurer à ses employés des lieux réservés aux prières ou des absences au travail pour motifs religieux. Les conditions de travail obtenues de conventions collectives syndicales exigent qu’une cotisation salariale obligatoire soit prélevée auprès des syndiqués afin d’assurer la survie des syndicats.

Lorsque la sécurité du travailleur l’exige et la loi le requiert, le port de vêtements ou/et de chapeaux de sécurité sur les lieux de travail sont obligatoires. Les employés du taxi ont l’obligation de véhiculer des personnes accompagnées de chiens ou transportant des boissons alcoolisées.

Les horaires de travail s’étendent sur une période journalière de 24 heures, possiblement tous les jours de la semaine. De devoir travailler après le coucher du soleil est fréquent.

À propos des commerces.

Nos commerces sont régis par une multitude de lois, lesquelles découlent de la démocratie. Dans nos commerces, hommes et femmes travaillent ensemble et simultanément. Les deux peuvent parler et aux clients et clientes.

Les produits vendus par ces commerces sont de toutes natures. À titre d’exemple, les produits d’alimentation doivent faire l’objet d’une approbation par différentes instances gouvernementales avant distribution. Les organismes d’état doivent en assurer et contrôler la salubrité. Les frais ainsi encourus sont donc payés par les contribuables. Aucune autre organisation ne peut certifier un produit alimentaire et transférer des coûts de certification aux consommateurs. Aucune étape supplémentaire de certification, par quelques moyens que ce soit n’est autorisée. Une fois la vente de ses produits approuvée, le commerçant peut les distribuer, les afficher et les vendre en toute liberté.

Il est fréquent de voir dans un même étal plusieurs sortes de viande dont le bœuf, le poulet, l’agneau, le porc, le cheval, le lapin de même que d’autres viandes sauvages. La même personne, femme incluse, peut manipuler l’une ou l’autre. Aucune réglementation de l’État n’existe quant à la disposition des produits laitiers dans un établissement par rapport aux produits carnés.

D’autres commerces offrent à leur clientèle des lieux et de l’équipement approprié pour faire de l’exercice physique. Ils offrent généralement une vitrine pour que la clientèle puisse regarder dehors. Leur clientèle est composée d’hommes et de femmes qui portent les vêtements appropriés pour faire leurs exercices de culture physique. Certaines villes permettent même aux femmes d’y déambuler seins nus, en public.

À propos des familles.

Les parents gèrent ensemble les besoins de la famille, les deux ayant la même autorité légale, léguée par des conventions démocratiquement obtenues. Les personnes formant le couple peuvent être de même race ou non, de même pays ou non, de même religion ou non, de même sexe ou non. Si les filles ou les garçons désirent se marier, elles ou ils peuvent le faire et ont l’entière liberté de choisir l’élu ou l’élue. L’application de ces droits démocratiquement obtenus assure l’égalité aux individus de notre société.

À propos des prisons.

Les lois de l’État sont prioritaires et inaliénables et doivent être respectées par tous. Les différents enseignements religieux doivent donc s’ajuster à ce principe. Lorsque incarcérés pour non-respect des lois établies par l’État, les criminels sont dès lors considérés comme ayant désobéi à leurs propres lois religieuses. Conséquemment, autant les libertés civiles que les libertés religieuses sont abrogées à l’intérieur des murs. Les prisons étant financées par les contribuables, qu’il s’agisse d’athées ou croyants, les mêmes repas sont servis à toutes aux heures normales, exception faite pour certaines considérations médicales. Le tout, afin de diminuer les coûts de gestion et rendre plus efficaces les procédures de détention. De même les lieux de prière y sont absents.

À propos des religions.

Les personnes sont libres d’accepter ou non les multiples enseignements religieux professés et d’adhérer à un groupe dont les croyances sont liées aux mêmes dictats. Que ces groupes soient reliés à l’astrologie, l’horoscope, la numérologie, les fans clubs, les partis politiques, les religions ou toute autre forme de croyance, la liberté de quitter ces groupes doit être égale à la liberté de les joindre. Aucune entrave qui aurait pour but d’empêcher le croyant de cesser de croire ne peut donc être planifiée par un groupe ou une association religieuse. Un groupe qui inciterait par son discours à toute forme de violence ou qui suggérerait la suppression de personnes dont la pensée leur est contraire est considéré illicite. Les lois de l’État reliées à la littérature ou aux discours haineux recommandent une telle approche. Les groupes devraient avoir pour mission de prêcher pour l’avènement de la paix dans le monde et assurer l’égalité entre toutes les personnes. Les principes de charité universelle doivent être promulgués.

À propos de la circulation routière.

Sur les routes du Québec, la circulation routière s’effectue à droite tout en respectant différents autres règlements. Des limites légales de vitesse maximale sont imposées. Certaines ont de plus des limites minimales de vitesse. Cette approche ne devrait pas être interprètée comme une atteinte aux droits et libertés des personnes mais bien comme un moyen que l’État prend pour assurer la sécurité sur les routes. Considérant que tous les pays n’ont pas les mêmes lois à cet égard, une certaine adaptation pourrait vous être nécessaire.

À propos des lieux publics.

Différents services offerts par l’État nécessitent des communications téléphoniques ou des rencontres pour obtenir de l’information. Vos interlocuteurs peuvent être masculins ou féminins indifféremment de la personne requérant les services. Souvent, la même situation prévaut au sein des entreprises privées. Les employés de l’État, hommes et femmes, portent les vêtements appropriés pour accomplir leurs fonctions.

À propos de l’alimentation.

Depuis environ cinq millions d’années les personnes ont su évoluer et apprécier les différentes façons de s’alimenter et de s’abreuver. Utilisant leurs capacités personnelles d’analyse, ils ont pu discerner avec le temps ce qui était bon pour leur survie et leur plaisir. Au Québec, la cuisine dite traditionnelle est reconnue comme acceptable pour tous. Dans nos familles, les garçons et les filles mangent ensemble, à la même table, la même nourriture. Ils peuvent manger toutes sortes de viandes, fruits et légumes. Ils n’ont pas à manger exclusivement de la viande ou exclusivement des légumes ou autres mets dits végétariens. Et ils peuvent manger des deux en tout temps de l’année. De plus, la très grande majorité de nos restaurateurs utilisent les mêmes instruments pour cuisiner des mets carnés de toutes sortes et font emploi de produits laitiers variés. Peu importe la forme de l’animal ou de ses sabots, peu importe la forme du poisson, qu’il soit couvert d’écailles ou d’une carapace, nous savons déguster leur chair si nous la trouvons de bon goût. La nourriture nourrit ainsi le corps mais l’âme se nourrit autrement. Il est admis et reconnu qu’hommes et femmes peuvent participer aux différents processus de fabrication et de distribution des aliments et des breuvages. Généralement, nous croyons que les différents Dieux, par respect pour leurs propres créatures et leur alimentation, ne peuvent ni imposer et ni proscrire certains aliments. Il va de la conscience de chacun de faire ici son choix.

À propos des animaux.

Plusieurs lois assurent la protection des animaux. Certains animaux sont donc protégés par ces lois. Afin d’assurer la survie de certaines espèces, certaines ne peuvent être abattues. Mis à part ces quelques exceptions, tous les autres animaux peuvent être abattus. La cruauté envers les animaux est interdite. Des règlements régissent également les méthodes d’abattage. Au Québec, aucun animal n’est considéré comme sacré ou régi par des considérations d’ordre religieux. Les animaux de compagnie les plus populaires et conséquemment les plus nombreux sont les chiens et les chats. La chasse et la pêche nécessitent l’obtention d’un permis émis par l’État. La possession et le port d’armes sont sévèrement régis. Seules les forces de l’ordre peuvent se promener en public avec des armes.

À propos de la toponymie.

Nos traditions, mœurs, us et coutumes, valeurs et autres sont le reflet de l’histoire de nos quatre cents dernières années. Les noms associés à différents lieux reflètent les hauts faits de notre histoire, passant d’une colonie française à une colonie anglaise et à une province du Canada, le tout empreint de l’emprise du catholicisme. Les noms de rues, de villes et villages témoignent de notre passé et font partie de notre patrimoine. Qu’ils soient King, Queens ou Saint Émile, ils ne devraient offusquer personne. Nos traditions judéo-chrétiennes, découlant principalement du protestantisme et du catholicisme, se révèlent dans le fait que des églises et des croix existent encore. Elles font partie de notre histoire et de notre patrimoine et doivent être considérées comme telles sans incommoder qui que ce soit.

À propos de la fiscalité.

Tout travailleur au Québec fait l’objet de retenues salariales tenant lieu d’impôts. L’État, pour témoigner de sa neutralité à l’égard des diverses religions, et par souci d’équité pour ses citoyens, ne peut consentir un rabais ou une déduction aux fins d’impôts pour toute contribution financière faite à des groupes religieux ou des organismes de charité. La charité et la religion sont ainsi considérées comme devant strictement relever de la décision et de la conscience de chaque citoyen. Tout organisme recevant des subventions de l’État se doit d’être à vocation non religieuse afin de respecter à la fois croyants et non-croyants. De plus, tout comme les entreprises, les différentes organisations religieuses doivent produire les documents nécessaires à l’établissement du paiement de leurs impôts. Par respect pour les citoyens dont ces organisations partagent le territoire, lesdites organisations religieuses doivent se conformer aux lois municipales établissant le montant des taxes appropriées à payer. Les taxes scolaires s’appliquent de la même façon.

À propos du Canada.

Vous pouvez venir habiter le Canada en utilisant les services d’Immigration Canada et ensuite décider de vivre au Québec. Immigration Québec aura la responsabilité d’établir les autorisations nécessaires, le cas échéant.

À propos des accommodements religieux.

Notre histoire récente démontre clairement qu’il soit possible d’être accommodé par un Dieu pour souscrire à une société moderne. Il y a une cinquantaine d’années lorsque des employeurs nous demandaient de travailler le dimanche, le jour du Seigneur, le Dieu des catholiques approuvait que nous manquions à nos obligations pour assurer le bien-être de la famille. Ceci nous a évité de demander la construction d’églises sur les lieux de travail.

Récemment l’Assemblée Nationale permettait l’ouverture des commerces le dimanche. Ce même Dieu nous a encore accommodés, évitant l’enfer à ses fidèles croyants et croyantes. Après avoir longtemps observé le jeûne du Carême commandé par Dieu, nous avons dû abandonner cette pratique religieuse pour survivre au travail et aux études. Encore là, grâce à Dieu et son sens des accommodements, la promesse de l’enfer après notre mort a pu nous être évitée.

Conclusion

Publier toutes les normes liées à notre identité serait un exercice fastidieux. Les normes ici publiées se veulent un échantillon. Nous souhaitons que les nouveaux arrivants puissent en prendre connaissance afin d’éclairer leur choix lorsqu’ils désirent se joindre à nous sur le territoire du Québec. La certitude nous habite, comme citoyens et citoyennes du Québec que nous saurons donner à ces nouveaux arrivants l’assurance que les conditions de vie qu’ils ont fuis dans leur pays ne pourront se reproduire ici, et que la tranquillité d’esprit et la paix sociale que nous voulons préserver ici saura demeurer. Il doit de plus être clairement établi que toute personne ou groupe de quelque nature, légalement constitué ou non, qui voudrait modifier ce mode de vie ou les lois qui le régissent, ne pourrait le faire qu’en utilisant un processus référendaire dont les frais leur seraient imputables.

 

Site Internet de la municipalité : http://municipalite.herouxville.qc.ca/index.htm

Site Internet de la Commission Bouchard-Taylor : http://www.accommodements.qc.ca/