HDA - information et commentaires
DOSSIER COPENHAGUE 2009 - 3 décembre 2009
Copenhague: un sommet pour notre avenir climatique *
Quelles suites pour le Protocole de Kyoto?
Le Protocole de Kyoto, en vigueur depuis 2005, porte sur des objectifs de lutte au changement climatique pour la période 2008-2012. Déjà en 2009, on peut penser que le Protocole atteindra ses objectifs globaux, principalement grâce aux actions menées par l’Europe. Le Sommet de Copenhague, qui se tiendra du 7 au 18 décembre, ne vise pas à remplacer le Protocole de Kyoto, mais à définir de nouveaux objectifs pour la période 2013-2020. Les grands défis des négociations :
- des engagements ambitieux des pays industrialisés à réduire leurs émissions de GES. Pour le moment, ces États s’engagent officieusement pour une moyenne d’environ 18 % de réduction sous les niveaux de 1990;
- un engagement de plafonnement, voire de réduction des émissions de GES de la part des pays en développement.
- le soutien des pays industrialisés à l’adaptation des pays en voie de développement au changement climatique. Cela comprend une aide financière d’environ 100 milliards $ par an – l’Union européenne a avancé la possibilité de contribuer pour la moitié de cette somme –, ainsi que le partage des connaissances et technologies.
Quoi qu’il advienne à Copenhague, un fait demeure : la science, qui a permis au monde de s’industrialiser, lui sert un avertissement clair. Pour que la planète reste telle que nous la connaissons, les émissions globales de GES devront plafonner d’ici à 2020, et être réduites d’au moins 60 % d’ici à 2050.
(………)
Le Québec et le Canada : deux visions divergentes
La position défendue par le gouvernement du Canada est si éloignée des préoccupations et des intérêts des Québécois que le premier ministre Jean Charest a décidé de se rendre lui-même à Copenhague pour présenter la vision du Québec. Les positions des deux gouvernements divergent :
- sur les cibles de réduction des émissions de GES – le Québec vise -20 % (la cible la plus haute des États d’Amérique du Nord) et le Canada s’en tient à -3 % (la cible la plus faible de tous les pays industrialisés);
- sur les sources de production d’énergie – le Québec mise sur les énergies renouvelables, avec l’hydroélectricité et l’éolien en tête, et le Canada favorise grandement l’exploitation du pétrole des sables bitumineux albertains;
- sur la régulation des émissions de GES – le Québec a déjà intégré le Western Climate Initiative, un marché du carbone comprenant des États d’Amérique du Nord, dont
Sous la loupe : Choisir son climat, en quelques chiffres
En 2050, on prévoit que les 9 milliards d’habitants de
C’est aux pays industrialisés à faire le plus d’efforts en réduisant leurs émissions de GES de 25 % à 40 % d’ici à 2020, et de 80 % d’ici à 2050. Un Indien moyen ne peut pas réduire de beaucoup les deux tonnes de CO2 qu’il émet annuellement.
Un Canadien émet 23 tonnes d’équivalents CO2 par an. Mais un Québécois, principalement grâce à la forte présence de l’hydroélectricité sur son territoire, n’en émet que 11 tonnes.
* Source
http://www.equiterre.org Bulletin électronique : Décembre 2009 | Volume I numéro 11
DES LIENS À CONSULTER
Vers Copenhague 2009
http://quebecverscopenhague.gouv.qc.ca/fr/
Presse-toi à gauche !
http://www.pressegauche.org/spip.php?article3992
http://www.pressegauche.org/spip.php?article4065
http://www.pressegauche.org/spip.php?article4054
http://www.pressegauche.org/spip.php?article4024
Les 7 du Québec
http://les7duquebec.wordpress.com/2009/12/01/climategate-la-fraude-a-propos-du-climat-seffondre-3/
Les Centpapiers
http://www.centpapiers.com/sommet-de-copenhague-sur-le-climat-ni-effet-de-serre-ni-nucleaire/10776/
Radio-Canada
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/international/changements_climatiques/