HDA - Les pires régimes du monde

Les pires régimes du monde * (liste élaborée le 25juillet 2009)

Les dictatures du 21e siècle

Malgré la pression de la communauté internationale en faveur de la démocratie et les progrès qui l'accompagnent dans certaines régions du monde (Ukraine, Kirghizstan...), nombreux sont les régimes aux quatre coins du monde qui continuent à bafouer les droits de l'homme et les libertés individuelles les plus élémentaires. Tour d'horizon des pires régimes de la planète en ce début de XXIe siècle.

La Corée du Nord et Kim Jong-il

Vivant ? Mort ? Hospitalisé ? Les rumeurs vont bon train sur l'état de santé de l'actuel dirigeant de la Corée du Nord. Après plusieurs démentis, Séoul a reconnu officiellement l'attaque cérébrale dont a été victime Kim Jong-il, absent de la scène publique depuis le 14 août. Le 8 juillet, il est apparu, très amaigri, au cours d'une cérémonie à la gloire de son père. Les discours officiels le donnent pour convalescent, mais la Corée du Nord s'organise en secret pour parer à toute éventualité, au moment où le pays défie les États-Unis avec son programme d'enrichissement d'uranium.

Le Zimbabwé et Robert Mugabé

Le 25 juin 2008, Robert Mugabé est réélu pour un sixième mandat à la présidence du Zimbabwé avec 85,5% des voix, dans un climat de violence politique qui a contraint son adversaire, Morgan Tsvangirai, à se retirer de la course présidentielle. Sévèrement condamné par la communauté internationale, isolé, lâché par les États-Unis, l'Europe, l'Afrique du Sud et les pays africains limitrophes, le dictateur zimbabwéen entame néanmoins sa vingt-troisième année de règne, sur fond d'inflation record et d'épidémie de cholera pour la population...

Cuba et Fidel Castro

24 février 2008 : Fidel Castro passe officiellement la main à son frère Raùl. Vieillissant, affaibli par la maladie, le leader maximo affirme : "mon devoir élémentaire consiste à ne pas m'accrocher à mes fonctions". Après 49 ans de règne... Mais après l'espoir d'une libéralisation du régime, les Cubains doivent rapidement déchanter. La démocratisation tant attendue ne vient pas, et le frère cadet de Fidel se révèle aussi autoritaire et conservateur que son aîné. Dernier exemple en date : la mobilisation, fin novembre, des troupes cubaines pour se préparer à une éventuelle invasion américaine.

La Libye et Mouammer Kadhafi

Décembre 2007 : Mouammar Kadhafi arrive en France pour une visite officielle au cours de laquelle il rencontrera à deux reprises le Président Nicolas Sarkozy. Une visite très controversée. Mais si le dictateur, à 66 ans, sait que l'avenir passera par l'intégration à la communauté internationale et donc par des efforts démocratiques, il continue à tenir d'une main de fer les rênes de l'état libyen et surveille toujours de très près la liberté de parole du peuple libyen.

La Birmanie et Than Shwe

100 000 morts, un million de sinistrés, des débuts d'épidémie : c'est le bilan estimé des dégâts occasionnés par le cyclone Nargis qui a frappé la Birmanie le 3 mai 2008. Il faudra attendre le 23 mai pour Than Shwe, le leader de la junte armée au pouvoir, entrouvre ses frontières à l'aide humanitaire, sous la pression des Nations Unies et de la communauté internationale. Dernièrement, un tribunal a confirmé la peine de 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence à l'encontre de l'opposante Aung San Suu Kyi.

Le Soudan et Omar al-Béchir

Militaire de carrière, Omar Hassan al-Béchir a conquis le pouvoir au Soudan en 1989 à la suite d'un coup d'état de l'armée. Il devient président du Conseil révolutionnaire, puis président de la République en 1993. En 2010, il devra affronter une coalition d'adversaires au cours d'une élection présidentielle sous haute surveillance. Il est également inculpé, depuis 2008, de crimes contre l'humanité et de génocide, par un procureur de la Cour pénale internationale, pour son implication dans la Guerre au Darfour.

La Guinée et Moussa Dadis Camara

En décembre 2008, quelques heures après la mort du président de Guinée Lansana Conté, un jeune capitaine de l'armée proclame la suspension des institutions et la dissolution du gouvernement au nom du peuple guinéen. Propulsé Président, il promet des élections libres et transparentes pour 2010. Mais le 28 septembre 2009, à la suite d'un rassemblement populaire, l'armée tire sur les manifestants à balle réelle, faisant plus de 150 morts. Isolé, critiqué, Camara est blessé d'un coup de pistolet par son propre aide de camp, le 3 décembre. On annonce sa mort, avant de la démentir. Le flou règne sur son état de santé, ainsi que sur la politique guinéenne.

Le Turkménistan et Saparmourat Niazov

Autre "monument" disparu de la dictature, à l'Est, cette fois-ci : Saparmourat Niazov pilotait le Turkménistan d'une main de fer, cumulant les fonctions de chef de l'Etat, de chef du gouvernement, de commandant suprême de l'armée, et de président du "Parti démocratique du Turkménistan", seul parti autorisé du pays, jusqu'à sa mort, le 21 décembre 2006. Si son successeur, Gourbangouly Berdymoukhamedov, a mis fin au délirant culte de la personnalité de Niazov, il n'a en rien amélioré les conditions de vie et les droits du peuple turkmène.

Le Gabon et Omar Bongo

Installé à la tête de l'état gabonais par la France en 1967, Omar Bongo aura régné durant 42 années sur ce pays africain aux riches ressources énergétiques. Symbole de la "Françafrique", intimement lié aux dirigeants et aux intérêts français, il se repose sur ces deniers plus que sur son gouvernement ou son armée pour demeurer au pouvoir jusqu'à sa mort, le 8 juin 2009. Mais son décès ne sera pas l'occasion d'un tournant démocratique : c'est son fils, Ali Bongo, qui est investi président en octobre, à la suite d'une élection contestée.

L’Iran et Mahmoud Ahmadinejad

Maire de Téhéran jusqu'en 2005, Ahmadinejad a été élu à la présidence de la République iranienne en 2002, puis réélu en juin 2009 à la suite d'un scrutin dont la régularité a été contestée par l'ensemble de ses adversaires et qui a engendré des manifestations populaires en faveur de la démocratie à Téhéran et dans les autres grandes villes iraniennes. Réprimés brutalement par la police, ces rassemblements ont attiré l'attention du monde sur cette partie de la population iranienne qui rejette autant l'autoritarisme du régime que les provocations d'Ahmadinedjad sur la scène internationale à propos de la Shoah ou du programme nucléaire du pays.

* Sources

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/photo.aspx?cpdocumentid=151275780&page=11

Sources additionnelles

1. http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/photo.aspx?cp-documentid=151275780

2. http://news.fr.msn.com/m6-actualite/

Notes complémentaires

1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictature

2) http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201102/12/01-4369669-un-monde-de-dictateurs.php

3) http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2011/01/31/la-fin-des-dictatures-dans-le-monde_1472817_3232.html

4) http://www.slate.fr/story/32901/top-10-dictateurs-elus