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Les fleurons de l'économie québécoise - 2e partie (5e à 7e)
... Suite... Tout comme les célébrités québécoises, il est demandé aux participants et participantes, au début des conférences ou des cours portant sur le Québec, d'identifier les plus belles réussites de l'économie québécoise; le Québec Inc. qui fait la réputation du Québec sur le plan économique, financier ou commercial. À ce jour, plus de cent personnes ont répondu à ce petit sondage, sans être scientifique, qui donne un palmarès intéressant. Jusqu'ici plus de cent cinquante entreprises de toutes sortes furent sélectionnées. (Dernière mise à jour des données descriptives des entreprises, le 17 janvier 2009)
Classement synthèse
1er Bombardier - 2e Hydro-Québec - 3e Le Mouvement Desjardins - 4e Le Fond de Solidarité de la FTQ - 5e La Caisse de dépôt et de placements du Québec - 6e Cascade - 7e Québecor - 8e SNC Lavalin - 9e Les Pharmacies Jean Coutu - 10e Les Dépanneurs Couche-Tard
5e La Caisse de dépôt et de placements du Québec
La Caisse prend officiellement son envol le 15 juillet 1965 par l'adoption, à l'Assemblée nationale du Québec, de la loi qui la régit. Ce jour-là, le premier ministre Jean Lesage a énoncé son rôle dans un discours qui a par la suite inspiré tous les dirigeants de l'institution.
En 1965, au moment de la création de la Caisse de dépôt et placement du Québec, le premier ministre de l'époque, M. Jean Lesage, la présentait comme "un instrument de croissance, un levier plus puissant que tous ceux qu'on a eus dans cette province jusqu'à maintenant"..
L'histoire lui a donné raison. Aujourd'hui, la Caisse est reconnue mondialement en tant que gestionnaire de fonds institutionnels de premier plan.
Voici les principaux jalons de son évolution :
1966 - Établissement du siège social à Québec et du bureau principal au 360 de la rue McGill, à Montréal.
1974 - La Caisse gère le plus grand portefeuille d'actions canadiennes au pays.
1980 - La Caisse adopte de nouvelles orientations : elle accorde une importance accrue aux investissements en actions et dans le domaine de l'immobilier.
1996 - Créé en 1993 avec le regroupement des filiales Ivanhoé, SITQ et Cadim, le groupe Immobilier de la Caisse occupe le premier rang des propriétaires immobiliers au Québec et le deuxième au Canada.
1997 - Des modifications à la loi autorisent la Caisse à investir 70 % de son portefeuille en actions, comparativement à une limite de 40 % auparavant.
2003 - Obtention des meilleures cotes de crédit à court et à long termes des agences DBRS, Standard & Poor's et Moody's. La Caisse bénéficiait toujours des mêmes cotes de crédit à la fin de 2007.
2006 - Avec un rendement de 14,6 %, la Caisse se classe dans le premier quartile des grandes caisses de retraite canadiennes pour une troisième année consécutive. (Source : www.lacaisse.com)
6e Cascade
Bien avant que l'expression "développement durable" ne devienne à la mode, la famille Lemaire fait du recyclage son gagne-pain grâce à la Drummond Pulp & Fibre, son entreprise de récupération de rebuts ménagers et industriels fondée en 1957.
En 1964, Antonio Lemaire et ses fils se lancent officiellement dans la fabrication de papier à base de fibre recyclée lorsqu'ils achètent, à Kingsey Falls (Québec), un moulin désaffecté de la Dominion Paper Cie. Cette transaction donne naissance à Papier Cascades inc.
En 1971, l'expansion s'amorce pour Cascades avec la création à Kingsey Falls de Cascades Forma-Pak, sa première usine de pâte moulée faite à 100 % de fibres recyclées. Cet événement donne le coup d'envoi du développement d'un véritable complexe papetier au cœur du petit village estrien : de 1972 à 1977 y naîtront successivement Papier Kingsey Falls (cartons multicouches), Industries Cascades (papiers tissu), Plastiques Cascades et Cascades Conversion.
En 1976, les frères Lemaire exportent pour la première fois leur savoir-faire à l'extérieur de Kingsey Falls avec l'implantation de l'usine de cartons-caisses Papier Cascades à Cabano (Québec). C'est le début d'une grande aventure qui mènera Cascades partout dans le monde.
1983 marque un jalon important de l'histoire de Cascades, alors que l'entreprise fait son entrée à la Bourse de Montréal. Cette même année, les portes des États-Unis s'ouvrent avec l'implantation de Cascades Industries Inc. à Rockingham, en Caroline du Nord. Au Québec, Cascades se lance dans la fabrication de papier kraft à East Angus et acquiert, l'année suivante, une usine de carton plat à Jonquière.
En 1985, la compagnie prend racine sur le continent européen avec l'acquisition de l'usine de carton plat de La Rochette, en France. Cette nouvelle expansion se concrétisera en 1986 avec la création de Cascades S.A. et l'acquisition d'une autre usine française de fabrication de carton plat à Blendecques. De 1987 à 1989, d'autres usines situées en France, en Suède et en Belgique viendront s'ajouter au giron de Cascades.
La décennie 80 se vit également sous le signe de l'innovation avec la création à Kingsey Falls, en 1985, d'un centre de recherche et développement. Cette unité deviendra le plus important centre canadien privé de recherche et développement dans le secteur des pâtes et papiers.
À l'aube de la décennie 90, Cascades ose avec la création de Cascades Énergie. Cette filiale chapeaute alors une toute nouvelle centrale de cogénération au gaz naturel, la première au Canada, dont le mandat est de fournir l'énergie nécessaire au bon fonctionnement du complexe papetier de Kingsey Falls. La réussite de ce projet poussera Cascades à s'investir davantage dans le secteur prometteur de l'énergie avec l'acquisition, en 1995, de Boralex.
Cascades Énergie est le prélude d'une série d'acquisitions à l'issue desquelles les activités de Cascades se trouveront grandement diversifiées. L'achat de Rolland et de Paperboard Industries Corporation en 1992, de Papiers Perkins en 1995, de Provincial Papers en 1997 puis, cette même année, la création de Norampac en partenariat avec Domtar mèneront à la restructuration de Cascades en cinq groupes distincts œuvrant tant dans le domaine de l'emballage spécialisé que dans ceux des cartons-caisses, des papiers tissu, des papiers fins et du carton plat.
Sur le plan international, la croissance de Cascades en sol européen se poursuit avec l'acquisition d'une usine de carton plat à Arnsberg (Allemagne) en 1997 et le démarrage d'une unité de conversion à Wednesbury (Angleterre) en 1998.
Avec le passage au nouveau millénaire, le secteur des papiers tissu prend de l'envergure grâce à l'acquisition en 2001 d'usines en Pennsylvanie et au Wisconsin. Deux ans plus tard, le groupe poursuit sur sa lancée et s'installe en Alberta, à New York, en Arizona, en Oregon et au Tennessee. En 2004, le secteur du carton plat se signale avec l'acquisition de Dopaco, Inc., un chef de file dans le domaine des produits d'emballage destinés à l'industrie de la restauration rapide. Norampac n'est pas en reste avec l'implantation, entre 2001 et 2006, de plusieurs usines ultramodernes de cartonnage ondulé au Canada et aux États-Unis.
Appréciation du dollar canadien, hausse des prix de l'énergie et de la fibre, concurrence féroce : les années 2000 comportent également leur lot de défis pour Cascades, qui se voit dans l'obligation de mettre en œuvre un important plan de rationalisation. Ce processus se traduira notamment par la fermeture d'usines à Thunder Bay, Montréal, Red Rock, Pickering, Buffalo et Boissy le Châtel. L'entreprise procède également, en 2005, à la vente de ses actifs de distribution de papiers fins (Cascades Ressources) et de papiers tissu (Wood Wyant).
En concentrant ses opérations dans les secteurs porteurs de l'emballage et des papiers tissu, Cascades prouve qu'elle peut exceller même dans des conditions économiques hostiles. L'entreprise l'indique clairement avec le rachat de la participation de Domtar dans Norampac en 2006 et le projet de fusion de ses activités européennes de fabrication de carton plat avec Reno de Medici en 2007, deux gestes qui consolident sa position de chef de file dans le domaine des cartons-caisses et du carton plat.
Fidèle à ses origines mais résolument tournée vers le futur, Cascades mise désormais sur ses produits faits de contenu à fort pourcentage recyclé et sur ses contenants biodégradables et compostables pour se démarquer de la compétition tout en respectant les principes de développement durable chers à sa philosophie d'entreprise. Cascades démontre ainsi qu'elle a compris que l'avenir passe par l'innovation et par la mise en marché de produits plus respectueux de l'environnement. (Source : www.cascades.com)
7e Québecor
Fondée par Pierre Péladeau, cette entreprise, est devenue un leader incontesté dans le domaine de l'impression commerciale, au fil des acquisitions. Il diversifie les activités de Quebecor dans les médias, l'édition, le commerce de détail et les télécommunications.
Né à Montréal le 11 avril 1925, Pierre Péladeau a été président-fondateur et chef de la direction de Quebecor inc. jusqu'à son décès, le 24 décembre 1997. Diplômé en droit de l'Université McGill et en philosophie de l'Université de Montréal, Pierre il fut un temps attiré par le milieu artistique. Il entreprend plutôt une carrière dans le monde de l'édition en se portant acquéreur de l'hebdomadaire Le Journal de Rosemont, en 1950.
Avec Nouvelles et potins, paru en 1955, Pierre Péladeau crée une série d'hebdomadaires artistiques. La télévision fait son apparition dans les foyers et il comprend que ce média transformera la vie des Québécois.
Pour damer le pion à un concurrent, qui n'est autre que son imprimeur qui s'apprête à lancer un journal de quartier, Pierre Péladeau choisit de devenir lui-même imprimeur. En 1954, il fait l'acquisition des presses du journal Le Canada et s'installe sur le terrain de la future tour de Radio-Canada, où il bâtit l'entreprise Imprimerie Hebdo. À la fin des années 50, les publications qui portent le sceau Péladeau sont tirées à 500 000 exemplaires par semaine. C'est déjà un grand succès.
Complice de la première heure, Charles-Albert Poissant est un jeune comptable de 23 ans lorsqu'il fait la connaissance de l'éditeur du Journal de Rosemont. Quant à P. Wilbrod Gauthier, il fait la rencontre de monsieur Péladeau à l'occasion d'un des procès intentés contre les publications de Pierre Péladeau. Ce financier avisé et ce brillant avocat seront les principaux et proches conseillers du fondateur de Quebecor pendant près de 50 ans.
Ce sont sur ces assises que, 15 ans après l'achat de son premier journal, Pierre Péladeau va édifier Quebecor inc., une société dont la fondation, en 1965, marquera de son nom en lettres d'or non seulement cette décennie, mais toutes les réalisations à venir.
En 1964, Le Journal de Montréal, et trois ans plus tard, Le Journal de Québec ont vu le jour. Le Journal appuiera son succès sur un contenu novateur : parution matinale, sept jours sur sept, absence d'éditorial, abondance de photos, informations locales et sportives, etc.
Pour alimenter ses imprimeries et parce que la télévision passionne de plus en plus les Québécois, comme Pierre Péladeau l'avait du reste prévu, l'entrepreneur va créer et acheter une foule de journaux artistiques, qui contribueront fortement à financer les activités de l'entreprise durant ces 10 années.
Une fois le conflit de travail terminé à La Presse et dès que ce rival recommence à paraître, le distributeur de Pierre Péladeau l'abandonne. Il n'est pas du genre à se laisser abattre. Il transformera plutôt cette tuile en une nouvelle occasion de développement d'affaires. En l'espace de 24 heures, il regroupe une imposante flotte de camionnettes et crée les Messageries Dynamiques, lesquelles prendront en charge toutes les publications issues des imprimeries de Quebecor
Avec la création de Montréal Offset, une imprimerie équipée de presses rotatives, Pierre Péladeau sera le premier éditeur au Canada à recourir à ce type d'équipements.
Pour financer le développement et la croissance de l'entreprise, qui s'est fixé pour objectif une intégration verticale complète dans la sphère des communications, Quebecor fera appel à l'épargne publique. Mentionnons que le titre est d'abord coté à la Bourse de New York, en 1972, avant de l'être à celle de Montréal, quelques mois plus tard.
Fort du succès du Journal de Montréal et voulant en appliquer la recette dans une ville de taille comparable à la métropole, Pierre Péladeau lance le Philadelphia Journal qui constituera la première incursion de Quebecor aux États-Unis. Ce quotidien, ne vécut que quatre ans.
Le secteur Magazines, qui fait partie de Publicor, une division de Communications Quebecor, a pris corps en septembre 1980, avec la naissance de Filles d'aujourd'hui. Par la suite, on a pu assister au lancement de plusieurs nouveaux mensuels et à l'acquisition de magazines spécialisés.
Propriétaire du Sunday Express depuis 1974, Pierre Péladeau a toujours été attiré par la presse anglophone. Cet intérêt l'a poussé à acquérir des journaux de langue anglaise aussi bien au Québec qu'ailleurs au Canada. L'achat du Winnipeg Sun auprès du groupe Thompson, en 1983, sera une première incursion qui préfigurera la croissance future.
Soucieux de maîtriser les étapes de la production imprimée et afin de ne plus être à la merci des géants du papier qui règnent sur l'approvisionnement en matière première, Pierre Péladeau désire, depuis ses débuts dans les affaires, acheter une papetière. L'occasion se présente enfin en 1987 lorsque Donohue, une société détenue par le gouvernement du Québec, est mise en vente. Quebecor s'en porte acquéreur en partenariat avec le magnat de la presse britannique, Robert Maxwell.
L'acquisition nord-américaine des ateliers Maxwell Graphics amplifiera l'envergure d'Imprimeries Quebecor. Non seulement cette société sera introduite en Bourse, en 1992, mais elle deviendra aussi le moteur du développement de Quebecor dans toute l'Amérique, en Europe et en Asie, où un vaste réseau d'ateliers imprimeront de milliers d'hebdomadaires, de magazines, de catalogues, de livres, de circulaires et d'annuaires. En 1999, grâce à l'acquisition de World Color Press, Imprimeries Quebecor accède au premier rang mondial de l'imprimerie commerciale.
Avec l'acquisition de la chaîne francophone Télévision Quatre-Saisons (TQS), Quebecor investit un autre domaine des communications
Parce qu'il est fait de papier et qu'il ne peut exister sans imprimerie, le livre a toujours attiré Quebecor. En quelques années, l'entreprise consolide sa position dans ce secteur en se portant acquéreur de cinq prestigieuses maisons d'édition québécoise.
L'entrée de Quebecor dans l'ère de la communication électronique ouvre la voie d'un avenir pavé de possibilités inouïes. Grâce à Quebecor Nouveaux Médias, un virage technologique s'amorce, aussi bien dans le domaine de l'information en ligne, avec des portails d'envergure nationale et bilingue tels que CANOE et Canoë, que dans le secteur du commerce électronique. Tout ceci afin d'assurer la pérennité et l'essor de l'entreprise.
L'acquisition de Corporation Sun Media, au début de 1999, permet à Quebecor de faire un pas de géant dans le secteur. Quebecor publie désormais huit grands quotidiens , qui couvrent 8 des 10 plus grands marchés urbains au Canada, et plus de 160 journaux locaux et régionaux. La transaction permet à l'entreprise de devenir le deuxième groupe de journaux le plus important au Canada.
En octobre 2000, Quebecor franchit une nouvelle étape de son développement avec l'acquisition de Groupe Vidéotron ltée, troisième entreprise canadienne de câblodistribution et plus important joueur sur ce marché au Québec. Par l'entremise de sa filiale Groupe TVA, Vidéotron possède des actifs dans la télédiffusion avec le Réseau TVA et dans l'édition de magazines avec Publications TVA.
Le 23 mai 2001, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) approuve l'acquisition de Vidéotron par Quebecor Media. Cette décision ouvre la voie à la création d'un important groupe ayant son siège social au Québec et misant sur la convergence des médias. Elle permet à Quebecor de faire son entrée dans les secteurs de la câblodistribution analogique et numérique, de l'accès Internet et de la télévision interactive. Graduellement, Vidéotron lance avec succès de nouveaux services tels que la vidéo sur demande, la téléphonie par câble et la téléphonie sans fil.
En août 2007, Quebecor Media procède à l'acquisition de l'un des plus importants éditeurs au pays, Osprey Media, propriétaire de 20 quotidiens et de 34 journaux non quotidiens, guides d'achats, magazines et publications spécialisées distribués dans différentes régions canadiennes. Déjà propriétaire de Corporation Sun Media, l'entreprise devient, grâce à cette transaction, le plus important éditeur au Canada.. (Source : www.quebecor.com)
Fin de la deuxième partie....